« Nous avons montré un bon visage »
« Avant de vivre cinq mois sans penser aux Bleus mais uniquement à Arsenal, Thierry Henry se réjouit de cette dernière semaine passée cette année avec l’équipe de France. Etant donnée la fatigue qui menaçait les Français, « Titi » n’osait pas espérer ce résultat face aux Allemands.

Thierry Henry, quel bilan faites-vous de ce stage d’une semaine ?
C’est un bon bilan. D’autant que nous savions après ce voyage aux Antilles que cela n’allait pas être évident contre l’Allemagne. Même si, pour ma part, je me suis senti en jambes. Nous nous sommes créés des occasions. Nous avons joué contre une équipe allemande qui était venue pour ne pas perdre, ne sortait pas trop et attendait une erreur de notre part pour pouvoir nous contrer. Comme ils sont assez solides derrière et qu’ils étaient bien en place tactiquement, nous avons vu un match de très haut niveau sur le plan tactique.
Qu’est-ce qui vous fait dire que l’Allemagne était seulement venue pour ne pas perdre ?
Déjà, quand nous avions le ballon ou que nous avions un coup de pied arrêté en notre faveur, tout le monde était derrière le ballon, cela veut dire quelque chose. Ils sont venus ici pour préparer la Coupe du Monde. Nous avons eu des opportunités pour gagner le match, eux aussi, notamment sur une frappe du gauche de Podolski en début de match. J’ai eu l’impression que c’était un match de qualification pour quelque chose : les deux équipes ne voulaient pas prendre de buts et tout le monde était bien en place. Nous avons montré un bon visage.
Avec le recul, ce match en Martinique a-t-il été fatiguant ?
Non, je le répète : je me suis personnellement senti en jambes. Et quand vous voyez Vikash Dhorasoo qui a tout donné dans le match ou « Flo » Malouda qui n’arrêtait pas de faire des allers-retours alors qu’il a aussi joué tout le match face au Costa Rica… « Tutu » (Lilian Thuram), qui a également joué tout le match, était là lui aussi. Je dirais que les Allemands ont su bien défendre. Ce n’était pas évident de les déplacer. A l’arrivée, cela restera une semaine positive.
« Quoi qu’il arrive, c’est l’équipe qui profitera de la concurrence en attaque »
Comment se passe la concurrence en attaque avec ces quatre attaquants de classe mondiale ?
Je le vis bien, je n’ai aucun problème là-dessus. Vous pouvez le voir : quand « Nico » (Anelka) ou « Djib » (Djibril Cissé) ont marqué contre le Costa Rica… Il n’y a vraiment aucun problème : quoi qu’il arrive, c’est l’équipe qui en profitera. Si c’est du luxe ? Ah ça oui ! Quand je vois en plus comment « Nico » ou « Djib » sont entrés, on sent tout de suite qu’il y a de la possibilité dans la profondeur, c’est tant mieux.
Déplorez-vous de ne disputer qu’un seul match amical d’ici la Coupe du Monde ?
Non. Cela aurait été mieux d’avoir plus de match. Mais nous avons aussi fait parfois des préparations avec beaucoup de matchs et cela ne nous a pas vraiment réussi. Donc il n’y a pas vraiment de science exacte sur ce plan-là. Nous allons déjà jouer contre la Slovaquie en mars et nous verrons bien. Après, nous pourrons éventuellement bien nous préparer pour le Mondial.
D’ici le mois de mars, n’allez-vous avoir que la tête à votre club ?
Cela va sans dire. Je ne vais pas penser à l’équipe de France quand je suis à Arsenal. Et vice versa.