Arsenal - Ajax 0-0
Quelle triste soirée le groupe B a offert en guise de clôture ! A Highbury, le duel entre les deux qualifiés, Arsenal et l’Ajax, s’est fini sur un morne 0-0. Même score à Prague entre le Sparta et Thoune. Résultat, seuls les Suisses sont heureux avec leur qualification pour… l’UEFA.
Entre deux équipes déjà qualifiées pour les 8es de finale et dont les positions sont acquises quelque soit le résultat de leur affrontement, laquelle est donc la plus motivée ? Celle qui, comme Arsenal, vise un honorifique Grand Chelem avec six victoires en autant de rencontres. Ou celle, comme l’Ajax, qui cherche à prendre sa revanche de la défaite (1-2) concédée à l’aller sur son propre terrain. A voir le début de rencontre, la réponse ne faisait aucun doute. L’esprit de vengeance des Néerlandais était bien plus fort qu’une quelconque envie de gloire éphémère des Anglais. D’ailleurs, Arsène Wenger avait annoncé clairement la couleur en alignant une équipe bis où manquaient à l’appel, excusez du peu, Pirès, Campbell, Cole, Lehmann, Gilberto et Bergkamp. Sans oublier que Fabregas et Van Persie avaient pris place sur le banc. Rien d’étonnant donc à voir une équipe des Gunners empruntée à l’extrême lors de la première demi-heure.
Arsenal se réveille au bout d’une demi-heure
A peine plus entreprenant, l’Ajax se créait néanmoins quelques semblants d’occasions. Par Sneijder d’abord qui, servi par Rosenberg en retrait, armait une lourde frappe qu’un défenseur d’Arsenal contrait in extremis alors qu’elle semblait très bien partie (13e). Puis Rosenberg, très remuant, partait seul au but mais l’ouverture de Pienaar était un poil trop longue et Almunia sortait à propos (21e). Seul problème finalement pour les Néerlandais dans cette première demi-heure, les sorties sur blessure de Grygera (16e) et Maduro (30e), remplacés par Trabelsi et de Jong. Passée cette entame à l’avantage des visiteurs, les Gunners commençaient enfin à sortir de leur torpeur. Owusu-Abeyie tentait de justifier le choix de Wenger de le titulariser aux côtés d’Henry. Mais alors que le petit néerlandais d’Arsenal avait fait le plus dur en récupérant un bon ballon sur pressing, il manquait inexplicablement sa passe vers Henry seul au centre (35e). Puis quelques minutes plus tard, Owusu héritait du ballon après une montée impressionnante de Senderos et un relais d’Henry. Mais sa frappe était boxée des deux poings par Stekelenburg (43e).
Henry manque un penalty
Juste avant la pause intervenait alors le tournant du match. Reyes rentrait dans la surface et éliminait Galasek d’un crochet avant de s’écrouler. La faute semblait peu évidente mais monsieur Iturralde Gonzalez n’hésitait pas et désignait le point de penalty. Pirès absent, il incombait à Henry de le tirer. Le Français s’avançait, prenait à contre-pied le portier néerlandais mais…manquait le cadre (45+2e). L’arbitre sifflait donc la pause sur ce triste match nul 0-0. Une partie où les occasions de but avaient joué les intermittentes du spectacle. Et malheureusement, cela ne s’arrangeait pas à la reprise. Pendant cinq minutes, les Gunners donnaient bien l’illusion de vouloir partir à l’assaut du but de l’Ajax. Sans pour autant parvenir à déséquilibrer une solide défense batave.
Bonsoir tristesse
Et les minutes s’égrenaient sans que la moindre action notable ne vienne sortir les supporters d’Arsenal de leur léthargie. Difficile de croire que l’on assistait là à une rencontre de Ligue des Champions… Henry tentait bien d’enflammer un peu la rencontre. Mais le Français était seul. Trop seul. En face, l’Ajax manquait par trop d’imagination et de tranchant devant pour prendre à défaut une charnière Touré-Senderos très solide. Jusqu’à la 82e minute et une énorme erreur du Suisse, qui dégageait dans l’axe sur Rosenberg. A bout portant, le Suédois décochait un missile air-air qui finissait sa course dans les travées d’Highbury. Dans les arrêts de jeu, une dernière frappe de De Jong obligeait Almunia à s’employer pour l’une des rares fois de la soirée. Plus rien néanmoins ne changerait l’histoire de ce triste 0-0 où l’intérêt et le spectacle frisèrent le néant absolu. Comme d’ailleurs dans l’autre rencontre de ce groupe B, où le Sparta Prague n’est pas parvenu à vaincre Thoune (0-0). Du coup, les petits Suisses conservent leur 3e place, synonyme de 16es de finale de Coupe UEFA. Comme quoi, tout le monde n’aura pas perdu sa soirée.