Henry, l'avenir en question....

Publié le par Kayla

 Une semaine après avoir retrouvé le chemin du but lors de la venue à Highbury de Portsmouth (4-0), "Cap'tain Henry" reçoit avec Arsenal pour le choc de la 21e journée une équipe de Manchester United qui reste sur une série d'invincibilité de dix matches en Premier League. Blessé l'automne dernier, le capitaine des Gunners semble décidé à aider son club à oublier une première partie de saison ratée, avec la Ligue des champions en priorité. Avant de quitter Londres pour Barcelone l'été prochain ? Henry entretient le suspense...

Le cas Henry s'annonce comme le feuilleton de l'été 2006.

La fidélité contre vents et marées. Alors qu'Arsenal effectue son pire début de saison depuis l'arrivée d'Arsène Wenger en 1996, Thierry Henry reste d'une loyauté rare envers son club, continuant de lui clamer son attachement et repoussant (pour l'instant) les propositions mirobolantes qui lui sont faites. L'homme aurait pourtant de quoi vilipender le manque d'ambitions sportives de dirigeants qui ont sacrifié le recrutement sur l'autel du futur grand stade d'Arsenal, quitte à connaître une période de vaches maigres.

Car l'Emirates Stadium de 50.000 places, où les Gunners prendront leurs quartiers l'été prochain, a aspiré une grande partie du budget d'Arsenal ces derniers temps, au détriment d'une politique sportive réduite à sa plus simple expression. L'été dernier a été ainsi proche du calme plat en terme d'arrivées, seul le Biélorusse Hleb ayant posé ses valises à Londres pour un rendement bien insuffisant au regard de la somme dépensée (15 millions d'euros). Et comme dans le même temps, Vieira, le capitaine emblématique, a mis le cap sur Turin et la Juve, les résultats s'en sont fait cruellement ressentir, Arsenal virant à mi-championnat à la sixième place, un classement très inhabituel pour le club londonien habitué au podium depuis l'arrivée de Wenger.

Un classement qui s'explique également par l'absence pendant plus d'un mois du nouveau capitaine Thierry Henry, blessé suite à la victoire de l'équipe de France à Dublin en éliminatoires de la Coupe du monde 2006, au cours de laquelle il inscrira un but qui vaut de l'or. Pendant son gros mois absence, Arsenal subira deux défaites sur les terrains de Middlesbrough et West Bromwich Albion, son retour sera triomphal avec six victoires de rang lors de ses six premiers matches et surtout un historique record de buts marqués sous les couleurs des Gunners, Henry égalant puis dépassant le record de Ian Wright (185 buts) face à Prague en Ligue des champions.

Barcelone prêt à mettre le prix

La suite sera en revanche plus pénible pour les Gunners et leur attaquant vedette qui connaîtront un début de mois de décembre calamiteux avec trois défaites à Bolton, Newcastle puis contre Chelsea, faisant plonger Arsenal à la huitième place. Depuis, les Londoniens se sont repris, profitant de la période des fêtes pour se refaire une santé (victoires à Charlton puis contre Portsmouth, nul à Aston Villa), à l'image de Thierry Henry, double buteur lors de la venue de Portsmouth, ce qui lui a permis de mettre fin à une très inhabituelle série de cinq matches sans marquer. Tout ça sous les yeux de Patrick Vieira, revenu à Highbury en spectateur, la coïncidence est parlante...

Reste que ce sursaut ne masque pas la réalité: actuellement sixième, Arsenal n'est pas en position de force pour se qualifier pour la Ligue des champions. Une perspective qui ferait vraiment mauvais genre au moment d'inaugurer un nouveau stade destiné à faire le plein de supporters et de livres sterling. Et surtout une perspective qui pourrait signer la fin de l'aventure londonienne de Thierry Henry. Car on voit mal ce dernier, malgré tout l'amour qu'il porte au club, se passer de Ligue des champions, compétition qu'il rêve de remporter, histoire de compléter un palmarès déjà plus que bien garni (champion du monde, d'Europe, de France, d'Angleterre (deux fois), deux victoires en Cup, trois titres de meilleur buteur de Premier League).

En fin de contrat en juin 2007, l'homme fait en outre l'objet d'une intense convoitise de la part du FC Barcelone qui rêve d'un trident magique Ronaldinho-Eto'o-Henry et semble prêt à y mettre le prix. Les Catalans sont d'ailleurs déjà entrés en action, puisque le président Laporta a plusieurs fois publiquement fait part de son intérêt pour Henry, tandis que des intermédiaires ont pris contact avec l'entourage du joueur, provoquant la colère d'Arsène Wenger. "S'ils veulent l'engager, il n'ont qu'à nous appeler parce qu'il lui reste encore 18 mois de contrat chez nous", s'est énervé le manager des Gunners, le capitaine se contentant de son côté d'un très diplomatique: "Pour l'instant, ce n'est pas d'actualité".

Henry préfère en effet se focaliser sur la seconde partie de saison, espérant sauver la première avec un bon parcours en Ligue des champions. Pour cela, il faudra "passer sur le corps" du Real Madrid, un défi à la hauteur de la motivation d'Henry qui rêverait d'offrir en guise d'adieu aux fans d'Arsenal un cadeau à la hauteur de l'investissement qui a été le sien en sept saisons. Enorme...

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Publié dans News d'Arsenal

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