"Une opportunité unique contre le racisme"

Publié le par Kayla

William Gaillard, directeur de la communication et des relations publiques de l'UEFA, expose l'importance de la conférence Tous contre le racisme, qui se tiendra à Barcelone en février.

A la pointe du mouvement
Le fléau du racisme n'a pas sa place dans le football. Pourtant, la préoccupation grandit face aux actes de racismes qui ont lieu sur et en dehors du terrain et qui nuisent à l'image du sport le plus populaire au monde. Depuis plusieurs années, l'UEFA est à la pointe d'un mouvement de lutte destiné à éliminer toute forme de discrimination dans le football. L'instance dirigeante met tout en œuvre pour diffuser ce message, organiser des débats, ou lancer des initiatives politiques et sportives.

Conférence Tous contre le racisme
La 2e Conférence Tous contre le racisme se tiendra au Camp Nou le 1er février. Elle est co-organisée par l'UEFA, le réseau FARE (Football contre le racisme en Europe), la Fédération espagnole de football (RFEF) et en association avec le FC Barcelona. De grands joueurs et des responsables politiques de haut niveau rejoindront les autorités du football pour cet évènement, le deuxième après la conférence organisée au printemps 2003, à Londres, sur le terrain du Chelsea FC, Stamford Bridge. uefa.com a demandé à William Gaillard, d'exposer les objectifs de la conférence, ainsi que les derniers développements de la lutte contre le racisme dans le football.

uefa.com : Pourquoi l'UEFA et ses partenaires organisent-ils cette conférence antiraciste aujourd'hui ?

William Gaillard : Deux ans après la conférence de Chelsea, qui fut un grand succès, nous avons malheureusement constaté que les actes racistes se multipliaient dans nos stades et dans toute l'Europe, particulièrement en Europe du Sud et de l'Est. Nous pensons donc que si le message est bien passé en Europe de l'Ouest et du Nord nous devons désormais nous concentrer sur les autres régions.

uefa.com : Qui sont les personnes et les organisations invités à la conférence ?

Gaillard : Les participants sont tous issus, d'une manière ou d'une autre, de la famille du football. Il y aura, évidemment, les clubs, les Ligues, les fédérations mais pas seulement. Parmi les supporteurs, qui font partie de la famille, il y a des ministres, des membres du Parlement européen, des membres du Conseil européen, des ONG, des gens qui, quotidiennement, apportent leur soutien à la lutte contre ce fléau.

uefa.com : Le message antiraciste a-t-il un impact sur les autorités politique ?

Gaillard : Il est certain que les responsables politiques apprécient notre travail pour rendre la société européenne plus juste, plus ouverte et tolérante envers ceux qui pourraient être de cultures, de races ou de religions différentes. Le Parlement européen a voté une résolution (condamnant toutes les formes de racisme et appelant à l'action au sein du continent) qui pourrait devenir une déclaration solennelle - et il n'y en a pour l'instant eu que deux dans toute l'histoire du Parlement. Cette résolution récompense tout le travail accompli par l'UEFA et nous demandons de l'aide pour en faire encore davantage à l'avenir.

uefa.com : La conférence abordera également la responsabilité sociale du football dans la lutte contre le racisme...

Gaillard : Le football a une opportunité unique contre le racisme, tout d'abord, parce qu'il est multiracial. Nous voyons toutes les origines, toutes les cultures et toutes les religions sur les terrains et c'est fondamental. C'est le phénomène social le plus intégré en Europe et il suscite également la passion chez les plus jeunes qui sont l'avenir de notre continent. Nous pouvons donc les toucher à travers le football et par là même contribuer à une meilleure compréhension de la notion de discrimination en société et donner les moyens de la combattre.

uefa.com : Des joueurs comme Thierry Henry se sont engagés publiquement contre le racisme. Etait-ce une étape importante de la campagne ?

Gaillard : Des centaines de milliers de personnes subissent le racisme au quotidien, dans la rue, au bureau ou chez eux. Les grands joueurs rencontrent exactement les mêmes problèmes mais, bien sûr, ils sont mieux protégés et peuvent encaisser plus facilement. Même s'ils sont privilégiés, il est important qu'ils s'expriment s'ils souffrent de discrimination. Cela ne leur profitera pas seulement à eux et aux autres joueurs, mais également à tous ceux qui ressentent la discrimination dans leur vie de tous les jours.

uefa.com : Le réseau FARE, partenaire de l'UEFA, réalise un travail considérable. Quelle est l'importance de son apport pour l'UEFA ?

Gaillard : Grâce au FARE, nous pouvons atteindre le football de base. Nous pouvons toucher les quartiers et les tribunes, là où les problèmes existent encore. En même temps, c'est important d'avoir un relais entre la famille du football, l'élite du football et le reste de la société. C'est ce que nous apporte également le réseau FARE. De plus, étant donné son approche très large, nous avons également affaire à des problèmes qui dépassent le cadre habituel de la discrimination - contre les femmes, contre les personnes aux différentes habitudes sexuelles - tout ce qui peut être considéré comme une inégalité de traitement envers un être humain.

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Publié dans News sur Titi

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K
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