Coupe d'Angleterre - Arsenal: Wenger avoue son inquiétude avant Bolton
Bien qu'il affirme dans un entretien avec l'AFP que "cette Coupe d'Angleterre n'est que la troisième priorité après le Championnat et la Ligue des champions", et préfère se focaliser vers un Championnat où Arsenal (5e) n'est pas sûr de terminer à l'une des quatre premières places qualificatives pour la C1, un nouvel échec samedi conclurait une semaine bien négative.
Les "Gunners" se sont en effet inclinés samedi à Everton (1-0) et ont été éliminés en Coupe de la Ligue mardi.
"Nous avons été bousculés, remarque Wenger pour expliquer cette saison décevante. Partout où nous avons joué, les équipes adverses nous ont marché dessus. Et en perdant les combats physiques, nous avons perdu les matches. Je suis inquiet parce que nous n'arrivons pas à faire face à cette pression physique."
"Il faut que nous mettions plus d'engagement physique dans les matches à l'extérieur", reprend le manageur de "Gunners" confrontés justement samedi à un Bolton dont le succès cette saison repose sur la dimension physique et l'exploitation d'un jeu très direct.
"On ne gagne pas les duels au milieu, donc on ne peut pas développer notre jeu, remarque encore Wenger. Nous n'avons marqué que sept buts à l'extérieur cette saison, ce qui est ridicule. Mais cette rencontre à Bolton est intéressante. Elle arrive peut être au bon moment pour montrer que désormais nous nous imposerons physiquement chez nos adversaires".
Ces dernières semaines, les défaillances individuelles (Senderos, Campbell, Gilberto) se sont accumulées, alors que les "Gunners" ont perdu leur agressivité défensive. "On est trop naïfs, glisse aussi Robert Pires. Il nous manque des joueurs de caractère, des meneurs d'hommes comme Tony Adams ou Martin Keown. Les points nous fuient, les blessures s'accumulent et nous sommes un peu perturbés".
Autrefois doté de la meilleure défense du pays, Arsenal tremble maintenant à chaque poussée adverse. "On prend des buts que nous ne devrions jamais encaisser, analyse Thierry Henry. Quand on joue bien comme face à Wigan (mardi en Coupe de la Ligue) et que l'on prend un but qui nous élimine sur un long ballon que l'on laisse rebondir, c'est difficile. Un long ballon, un but, comme contre Everton la semaine dernière..."