Ligue des champions: Lyon s'impose à Eindhoven, Arsenal bat le Real... Henry crée la sensation !!!!!!
L'Olympique lyonnais a fait un pas important vers la qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions de football en s'imposant 1 à 0 mardi sur le terrain du PSV Eindhoven.
Arsenal a fait de même en allant s'imposer 1-0 sur le terrain du Real Madrid grâce à un but de Thierry Henry. Dans les deux autres huitièmes du jour, le Bayern Munich a été tenu en échec 1-1 par le Milan AC et le Benfica Lisbonne a battu Liverpool 1 à 0.
Bousculés en première période, les hommes de Gérard Houllier ont maîtrisé la fin de rencontre et ont inscrit un but capital par leur meneur de jeu Juninho, décisif sur un coup franc puissamment botté.
Guus Hiddink, l'entraîneur néerlandais, avait demandé à ses joueurs de mettre de l'énergie dès l'entame de match. Il était entendu. Dès la première minute, Jan Vennegoor of Hesselink surgissait aux six mètres pour placer une tête qui nécessitait une intervention de Grégory Coupet.
En face, les défenseurs bataves commettaient deux bévues dont ne profitait pas l'OL. Sydney Govou n'exploitait pas une mauvaise passe en retrait de Michael Lamey (6e) et Florent Malouda gaspillait une occasion en or après une relance manquée par le gardien brésilien Gomes (12e).
Au quart d'heure, le PSV passait près de l'ouverture du score suite à un coup-franc d'Alex qui touchait la barre du but visiteur.
Les champions des Pays-Bas imposaient comme annoncé un gros défi physique à leurs adversaires à l'image de Vennegoor of Hesselink qui prenait régulièrement le dessus sur les défenseurs centraux lyonnais Cris et Patrick Muller.
Les répliques lyonnaises n'étaient pas assez tranchantes. Lancé deux fois en profondeur, John Carew manquait soit de précision (37e), soit de vitesse (41e).
Cris, touché au nez, devait quitter le terrain à la pause, remplacé par Sylvain Wiltord qui s'illustrait d'entrée par un envoi mal cadré (48e).
L'OL jouait plus haut qu'en première période, subissait moins. Diarra tentait une frappe à la 50e, Gomes s'interposait.
Le Brésilien était beaucoup moins inspiré quelques instants plus tard sur un coup franc de Juninho. La frappe lourde du milieu de terrain lyonnais était mal appréciée par l'imprévisible gardien local, fautif, à la grande joie des hommes de Gérard Houllier qui ouvraient le score (0-1, 65e).
Lyon maintenait son avantage malgré l'exclusion de Govou à dix minutes du terme pour un second carton jaune et malgré une reprise d'Arouna Koné sur le montant droit du but de Coupet (89e).
Moins d'un an après le traumatisme vécu dans ce même Philipsstadion et l'élimination en quarts de finale après les tirs au but, l'OL tenait partiellement sa revanche, à confirmer au retour le 8 mars au stade Gerland.
Un but splendide de Thierry Henry a permis à un Arsenal dominateur de s'imposer mardi sur la pelouse du Real Madrid (1-0).
Parti du rond central, l'attaquant de l'équipe de France a passé en revue tout le monde pour aller tromper Iker Casillas d'une frappe croisée du pied gauche (47). Personne n'avait fait mieux au Santiago-Bernabeu depuis le Brésilien du FC Barcelone, Ronaldinho.
La presse sportive madrilène le pressentait. "Attention à Henry, qui est un galactique", prévenait le journal AS la veille du match. "Henry, la grande menace", avait titré son concurrent Marca.
Ronaldo aussi avait senti venu le coup venir. "Quand Henry part ballon au pied, il est presque impossible de l'arrêter".
L'entraîneur d'Arsenal Arsène Wenger avait sorti de son chapeau un système en 4-5-1 empoisonnant un Real Madrid qui aurait pu s'incliner plus lourdement.
En début de match, Arsenal a pris le club "merengue" à son propre jeu, en attaquant pied au plancher. Casillas sortait un énorme arrêt réflexe sur un tir de Reyes, très bien servi par Henry (2). Six minutes plus tard, Roberto Carlos devait sortir un gros tacle pour enlever le ballon des pieds de Ljungberg.
L'Espagnol Reyes et son compatriote Fabregas ont fait bien souvent souffrir les joueurs du club de leur pays.
Le Real Madrid, auteur de débuts de match explosifs face à Saragosse en Coupe (4-0), puis Alavés en Liga (3-0), ne montrait pas grand chose et se heurtait à la forteresse des "Gunners", avec une mention spéciale pour l'Ivoirien Eboué qui a étouffé le Brésilien Robinho, ce qu'aucun défenseur du Championnat d'Espagne ne peut faire en ce moment.
La plus grosse occasion pour le Real Madrid est venue de Beckham, qui s'est présenté tout seul devant Lehmann. Mais le gardien international allemand a sorti en corner (33).
En fin de match, Casillas a sauvé son équipe d'une défaite nettement plus préoccupante en vue du match retour, tout d'abord en sortant parfaitement devant le jeune Français Diaby, entré à la place de Reyes (81), puis en bloquant une frappe de Pires (85).
La soirée madrilène promettait d'être anglaise. Avec les 3000 supporteurs d'Arsenal présents dans les tribunes du stade Santiago-Bernabeu et les 2000 venus sans billet et qui avaient envahi les bars de la capitale espagnole pour suivre sur les écrans la victoire de leur équipe.
8e de finale aller: les résultats
| Mardi: | |
| Real Madrid (ESP) - Arsenal (ENG) | 0 - 1 |
| Bayern Munich (GER) - Milan AC (ITA) | 1 - 1 |
| PSV Eindhoven (NED) - Lyon (FRA) | 0 - 1 |
| Benfica Lisbonne (POR) - Liverpool (ENG) | 1 - 0 |
| Mercredi |
| Werder Brême (GER) - Juventus Turin (ITA) |
| Ajax Amsterdam (NED) - Inter Milan (ITA) |
| Chelsea (ENG) - FC Barcelone (ESP) |
| Glasgow Rangers (SCO) - Villarreal (ESP) |