Abidal prend son destin en main

Publié le par Kayla

 France-Slovaquie, mercredi, est une étape à ne pas manquer pour qui veut jouer le Mondial-2006 de football en juin et cette donnée est bien intégrée par le défenseur de Lyon Eric Abidal qui clamait lundi sa volonté de jouer avec les Bleus en dépit de l'opposition de l'OL.

Comme prévu, Eric Abidal s'est présenté lundi à Clairefontaine avec un courrier à l'attention de l'encadrement médical des Bleus. Un courrier dans lequel le club de Jean-Michel Aulas devait exprimer ses craintes de voir son joueur répéter les matches alors qu'il n'a repris que le 17 février après trois mois d'absence due à une fracture au pied gauche contractée début novembre avec les Bleus.

"Je ne l'ai pas lu, il n'est pas pour moi, l'enveloppe est fermée, lâchait Abidal dans un petit sourire. Mais ça va, il y a juste une feuille, je m'attendais à ce qu'il y ait des radios avec..."

Le défenseur de Lyon (4 sélections) ne compte laisser personne l'empêcher de porter le maillot des Bleus, pas même le puissant OL, principal fournisseur d'internationaux français, et son président Jean-Michel Aulas.

"La seule personne qui prend les décisions, c'est moi, a-t-il affirmé. Je pense être la seule personne à connaître mon corps. Je n'ai pas de douleur, tout va bien. J'ai eu la chance de jouer un match en Ligue des champions pour voir si j'étais au niveau. Dans l'ensemble, cela s'est plutôt bien passé. Un match de l'équipe de France, cela y ressemble."

Dès son arrivée, Abidal a informé le sélectionneur Raymond Domenech de sa position. "Il y a une Coupe du monde à jouer. Le fait de ne pas jouer un match peut me pénaliser", rappelle celui qui paraît le plus à même d'occuper le couloir gauche de la défense des Bleus mais peut aussi évoluer dans l'axe. "Pas mal de gens n'imaginent pas ce que représente l'équipe de France. C'est un rêve de gosse, je ne vois pas pourquoi on m'empêcherai de faire mon métier."

Plus que tout, Abidal ne veut pas devenir l'objet de querelles incessantes entre l'OL et les instances dirigeantes. Après la blessure du défenseur à Fort-de-France en novembre, l'OL a attaqué la Fédération internationale (Fifa) estimant que sa réglementaion concernant la libération des internationaux constituait "un abus de position dominante".

"C'est vrai que la blessure d'Abidal c'était un bon sujet pour eux. Depuis ma blessure, on parle toujours négativement de +monsieur Abidal+, au bout d'un moment il faudra que ça cesse", a continué le joueur, ne voyant pas de "conflit" avec son club, mais reconnaissant: "Ils me poseront peut-être des questions au retour."

Le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, présent à Clairefontaine, se montrait évasif sur le sujet: "J'ai appris dans les couloirs qu'il voulait jouer, on verra." Raymond Domenech, lui, simplement de passage pour l'intronisation de Crédit agricole comme l'un des quatre "parrains officiels" des Bleus, se refusait à tout commentaire.

Pour Abidal et quelques autres convoqués pour le match contre la Slovaquie, cet unique rassemblement d'ici la mi-mai constitue une belle occasion de défendre ou conquérir une place pour la liste des 23 qui doit être déposée auprès de la Fifa le 15 mai. Une remarque qui vaut aussi pour Anelka, Silvestre, appelé dimanche en renfort, Mexès ou Saha. "Il reste deux ou trois matches avant la liste, rappelait lundi ce dernier. Chaque opportunité est importante."

Publicité

Publié dans News d'Arsenal

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article