Interview : Eboué Emmanuel
Le Patriote : Avez-vous une satisfaction particulière après la qualification de Arsenal en Quarts de finale de la Ligue des champions ?
Eboué Emmanuel : je suis effectivement satisfait de la qualification de Arsenal en Quarts de finale. Surtout cette victoire sur le Réal de Madrid. On a tout donné pour passer cette échéance grâce à Dieu. C’est la plus grande satisfaction que tout le groupe pouvait avoir en ce moment précis.
Lire la suite de l'intreview... E.E. : Nous n’avons pas démérité. Il s’agissait de revoir l’équipe en situation de jeu. Nous avons perdu. Mais, l’essentiel est de corriger les erreurs pour être prêts avant le Mondial.
L.P. : Vous avez disputé deux grands matches contre le Réal. Vous étiez surtout chargé de stopper Ronaldo, Zidane et surtout Robinho. C’est un pari réussi pour vous ?
E.E. : je dois affirmer que je n’ai pas eu de stress en affrontant ces icônes du football. J’étais plutôt très content. Et pour mon premier match au stade Bernabeu, il fallait que je donne le meilleur de moi-même. Et affronter ces attaquants avec la plus grande détermination. Il me fallait stopper Zidane, Robinho ou Ronaldo pour passer à une autre étape. Je pense que Dieu a compris ma détermination.
L.P. Arsène Wenger, votre coach, vous titularise maintenant dans le groupe type de Arsenal. Pensez-vous que c’est enfin la reconnaissance de votre talent ?
E.E. : C’est le vœu de tout footballeur d’être titulaire. Tout dépend du coach. Quand il met une stratégie de jeu en place, il utilise les joueurs qui peuvent entrer dans son système. C’est lui qui décide de me titulariser ou pas. Et si je continue à donner le meilleur de moi-même, il n’y a pas de raison que l’entraîneur ne me titularise pas.
L.P. : Qu’est-ce qui a encouragé Arsène Wenger à vous faire confiance. Surtout que la concurrence est de taille avec la présence du Camerounais Etamé Mayer ?
E.E. : Personnellement, je pense que le coach juge les joueurs selon la stratégie de jeu qu’il met en place. Il est fier de moi. Et il me dit de continuer à travailler pour avoir un meilleur volume de jeu. Je dirais même que Etamé Mayer Lauren m’a beaucoup encouragé. Depuis mon arrivée à Arsenal. Dans la même veine, Kolo Touré et d’autres joueurs m’ont aidé. L’un dans l’autre, j’ai pu prendre du volume et avoir la confiance du coach.
L.P. : Comment s’est effectuée votre intégration à Arsenal ?
E.E. : Je suis arrivé à Arsenal grâce au partenariat qui lie Beveren au club anglais. Je dois l’avouer, c’est le résultat du boulot que j’ai abattu qui m’a fait jouer à Arsenal. Un jour, Arsène Wenger était en déplacement à Beveren. Et il a été séduit par ma prestation. Les choses se sont vite passées. Puisqu’au même moment, l’équipe espagnole de Majorque et les Français de Lyon étaient sur ma piste. Arsène Wenger m’a plutôt conseillé d’aller à Arsenal. Après analyse, je suis resté une demi-saison à Beveren. Puis, j’ai pris la route de Arsenal.
L.P. : Pensez-vous rester longtemps à Arsenal ?
E.E. : J’ai signé pour 4 ans et demi avec Arsenal. J’attends. Je fais l’effort de toujours faire de bonnes prestations. Et c’est Dieu qui va décider. Pour le moment, je suis fier d’être à Arsenal.
L.P. : Arsenal affronte en Quarts de finale La Juventus de Turin. Encore un autre gros morceau. Avez-vous une appréhension ?
E.E. : Nous sommes conscients de la tâche qui nous attend. Nous sommes au niveau des Quarts de finale. Cette fois-ci, c’est ‘’la Juve’’. Mais, elle sera aussi confrontée à un gros morceau. C’est la solidarité du groupe qui va primer.
L.P. : A la Coupe d’Afrique des Nations, vous avez personnellement décrié l’arbitrage lors de la finale. Pensez-vous que c’est la cause de la défaite des Eléphants ?
E.E. : (Rires) Je ne peux pas en dire Plus. L’Egypte a mérité son trophée. Je ne fais pas de commentaire. L’arbitre a sifflé à sa façon. Tout ce que Dieu fait est bon. S’il nous a permis de ne pas gagner la CAN, il sait pourquoi.
L.P. : Vu votre progression, vous êtes visiblement le Latéral droit des Eléphants ?
E.E. : (Rires). Franchement. Je ne sais pas si je suis titulaire ou pas. Parce que je ne suis pas seul à ce poste.
L.P. : Quel est votre avis sur Zoro Marc et Kanté Badjan qui lorgnent aussi ce poste ?
E.E. : Ils ont plus d’expérience que moi. Et moi, j’ai essayé depuis toujours de m’inspirer de leur talent. Quand j’ai besoin de conseils, je m’appuie sur eux. Zoro Marc est toujours disponible. De même que Badjan (…) A Beveren, Badjan m’encourageait énormément. Et bien avant que je n’entre à l’Académie, sous Jean-Marc Guillou, je rêvais de jouer comme Badjan. C’est un bon footballeur que j’admire.
L.P. : Quel jugement portez-vous sur la prestation des Eléphants en match amical face à l’Espagne ?
L.P. : Argentine, Pays Bas, Serbie Monténégro sont les trois adversaires des Eléphants au Mondial 2006. Redoutez vous une de ces équipes ?
E.E. : Si Dieu a choisi pour nous ces trois équipes, nous allons donc les affronter. Il y a déjà des commentaires qui nous sont défavorables. Mais, chez nous, les Eléphants, nous aimons les défis et on verra. Nous n’allons pas baisser les bras.
L.P. : Jusqu’où pensez-vous arriver au Mondial. Le Sénégal et le Cameroun sont, à l’époque, arrivés en Quarts de finale.
E.E. : Jusqu’où notre détermination nous mènera. Nous sommes au Mondial parce que nous l’avons voulu. Et nous ne serons pas en Allemagne en visiteurs. Si Dieu le veut, nous dépasserons le cap du Sénégal et du Cameroun.
L.P. Quelle est la différence entre tes deux entraîneurs, Arsène Wenger et Henri Michel ?
E.E. : Chacun a sa méthode de travail (…)
L.P. : Justement quelle est la méthode de Henri Michel ?
E.E. : Franchement, il nous a fait progresser.
L.P. : A quel niveau ?
E.E. : (hésitations) Au niveau défensif. Egalement en Attaque. Notre plus gros problème réside au milieu de terrain. Depuis que Gérard Gili est venu soutenir le coach Henri Michel, tout se passe de mieux en mieux. Surtout au niveau physique.
L.P. : En parlant de forme physique, Didier Drogba est mal en point depuis la CAN à cause d’une blessure au genoux. C’est un gros handicap pour l’équipe?
E.E. : Ce n’était pas notre souhait. Nous le soutenons. C’est un gros bosseur et tout ira pour le mieux pour lui. Je sais de quoi il est capable.
L.P. : Avec qui vivez-vous à Arsenal ?
E.E. : Je vis avec mon épouse. Je suis marié, cela fait deux ans déjà avec une belge. Nous avons un enfant. Une fillette du nom de Clara. Son nom de caresse est Amlan comme chez tout bon Baoulé. Elle aura deux ans dans deux mois. Mons épouse se nomme Aurélie