Arsenal - Juventus 2-0
Face à la Vieille Dame, la jeunesse d’Arsenal a triomphé mardi soir. Emmenée par des superbes Pires, Henry et Fabregas, l’équipe d’Arsène Wenger a pris une option logique et méritée sur la qualification en s’imposant 2 à 0.
Dans les coulisses d’Highbury
- Les Français en nombres : Fabio Capello avait décidé d’aligner Zebina, Thuram, Vieira et Trezeguet. Arsène Wenger, lui, a titularisé Flamini, Henry, Pires. Il y avait donc sept Français sur la pelouse contre quatre Italiens et aucun Anglais… Les deux capitaines étaient logiquement deux Français : Thierry Henry côté londonien et Lilian Thuram côté turinois. Raymond Domenech était dans les tribunes pour suivre les performances de ces sept internationaux A et Espoirs.
-Comme on l’espérait, le public d’Arsenal a applaudi Patrick Vieira pour son grand retour sur la pelouse d’un stade qu’il a fréquenté pendant neuf saisons avant de partir à la Juventus.
- L’Italien Mauro Camoranesi ratera le match retour. Averti à la 23eme minute, il sera suspendu pour le match de Turin. Il risque même de rater une éventuelle demi-finale suite à son exclusion en fin de match.
- Autres suspendus au match retour, et pas des moindres : Patrick Vieira a pris le jaune qui le privera de la deuxième manche à Turin et Jonathan Zebina, expulsé en toute fin de match pour deux avertissements…
Les faits du match
16eme minute
Bonne talonnade de Pires pour Fabregas lance dans la surface, mais l’Espagnol croise beaucoup trop sa frappe. Dans l’action suivante Eboué place une frappe cadrée de 25 mètres après un coup-franc joué en deux temps.
19eme minute
Coup-franc aux 18 mètres : alors que les Italiens discutent, Henry tire rapidement. Buffon surpris est tout heureux de voir le ballon du Français sortir de peu.
40eme minute (1-0)
Récupération de Pires dans les pieds de Vieira. L’ancien Messin accélère et sert son capitaine. Le ballon file jusqu’à Henry qui donne à Fabregas qui désarçonne Thuram avant de prendre à contre-pied Gianluigi Buffon.
60eme minute
Fabregas en bonne position dans l’axe sert Henry côté droit. Le Français enroule pied gauche mais Buffon sort la parade qu’il faut pour éviter le pire.
65eme minute
Grosse pression londonienne qui martyrise la défense italienne par un beau jeu de passe qui aboutit sur une belle mise en position de Fabregas qui frappe bien, Buffon détourne.
67eme minute
Nouvelle parade de Buffon sur un bon tir de Hleb sur une nouvelle accélération d’Arsenal.
69eme minute (2-0)
Coup-franc rapidement tiré par Pires au centre du terrain. L’accélération des Gunners est foudroyante. Fabregas mis sur orbite préfère le centre au tir et trouve Henry dans l’axe. Le capitaine d’Arsenal double la mise du droit.
Jeu et joueurs
Le jeu
D’abord haché, tendu, le match est sorti de son aspect rugueux et disputé grâce au but de Fabregas. Dès lors, l’équipe la plus ambitieuse, la plus généreuse et la plus technique a dominé les débats : celle d’Arsenal. Remontés comme des coucous, les hommes de Wenger ont fait passer un mauvais moment à leurs adversaires en jouant à 100 à l’heure. Les Turinois, débordés, dépassés au milieu, inexistants devant ne méritaient pas mieux que cette défaite et auraient même pu partir avec un ou deux buts de plus dans ses valises.
Les Londoniens
Une solidarité sans faille, une énergie débordante, les joueurs d’Arsenal ont livré un grand match européen. Après un duel surtout physique, ce sont eux qui ont su mettre le ballon au sol. Dans ce collectif magnifique, on notera la solidité de Kolo TOURE, EBOUE, SENDEROS et FLAMINI, avec une mention particulière pour EBOUE, qui a arpenté son flanc droit avec énergie. Au milieu de terrain, HLEB a été en vue avec son pied gauche. Mais c’est le triangle GILBERTO-PIRES-FABREGAS qui a impressionné. GILBERTO a tout ratissé. PIRES, dans l’axe, a dominé Vieira et a été très utile dans la relance : il est au départ des deux buts. Enfin FABREGAS, plus offensif que d’habitude, a été dangereux, a marqué et fait marquer… Presque parfait en somme. Devant, le pied gauche de REYES a fait mal à Zebina. Enfin Thierry HENRY aura été un leader naturel, chacune de ses accélérations créant le danger. Buteur, il est aussi passeur sur le but de Fabregas.
Les Turinois
Hormis BUFFON, qui a sauvé son but sur trois ou quatre occasions, rares sont les joueurs qui peuvent être satisfaits de leur performance individuelle. Dans ce naufrage, les Français n’ont pas surnagé. Ni THURAM, ni encore moins ZEBINA… Quant à VIEIRA et TREZEGUET, ils se sont très vite noyés dans la marée grenate. Le retour à Highbury a un goût amer pour Patrick VIEIRA dont la forme inquiète de plus en plus à quelques semaines du Mondial…