La première demi finale de Ligue des champions d'Arsenal

Publié le par Kayla

Quand Patrick Vieira est arrivé à Arsenal en 1996, Cesc Fabregas n'avait que neuf ans. Cette statistique reflète à elle seule la jeunesse triomphante d'une équipe d'Arsenal qui s'apprête à disputer contre Villarreal la première demi finale de Ligue des champions de sa vieille histoire.

Arsene Wenger à d'ores et déjà réussi son opération jeunesse. Son Arsenal, moribond en début de saison, semble finalement prendre un malin plaisir a bouleverser l'ordre établi. Invaincus lors de la première phase de la Ligue des champions (cinq victoires et un nul) les Gunners ont pris du volume au fil des matches, pour s'offrir deux grands d'Europe en huitième de finale (Real Madrid, 1:0, 0:0) et en quart (Juventus Turin, 2:0, 0:0).

Après leurs échecs à ce même stade de la compétition en 2000-2001 (Valence) puis 2003-2004 (Chelsea) les troupes d'Arsène Wenger ont franchi un nouveau pallier alors que tous s'attendaient à une année de transition après le départ de l'emblématique capitaine Patrick Vieira. "Personne cette saison n'attendait en effet un tel parcours de la part de mes jeunes joueurs. Mais, au fil des semaines, nous avons progressé sur la base de deux paramètres : pratiquer un football aussi simple que possible et jouer dans un état d'esprit positif. Il y a de la qualité dans cette équipe et c'est bon de le voir", analyse un Wenger radieux.

Le technicien français avait déjà conquis l'Angleterre en décrochant trois titres de champion (1998, 2002, 2004) et quatre Coupes d'Angleterre (1998, 2002, 2003, 2005). Pourtant, l'Europe se refusait à lui. Lâché en Championnat par les trois autres grands (Chelsea, Manchester United et Liverpool), à la lutte avec Tottenham et Blackburn Rovers pour une quatrième place qualificative pour la prochaine Ligue des champions, Arsenal s'est tourné vers l'Europe. L'opération "rajeunissement", sensée porter ses fruits après le départ d'Highbury pour le flambant neuf Emirates Stadium, s'est avérée efficace avant l'heure.
  
Dans les buts Jens Lehmann, 35 ans, apporte son expérience. Devant lui, en raison des indisponibilités de Lauren, Sol Campbell, Ashley Cole, et Pascal Cygan, Wenger a fait confiance sans hésiter à un quatuor défensif totalement inédit.

Une défense de 22 ans de moyenne d'âge
Les deux Ivoiriens Emmanuel Eboué, 22 ans, étonnant d'autorité, et Habib "Kolo" Touré, 25 ans, alias "the Roc", le Suisse Philippe Senderos, 21 ans, champion d'Europe des moins de 16 ans en 2002, et le polyvalent Français Mathieu Flamini, 21 ans, ont su maîtriser avec talent et culot les Ronaldo, Robinho, David Trezeguet et autres Zlatan Ibrahimovic.

Cerise sur le gâteau, ces défenseurs se sont offerts le record d'invincibilité en C1 avec 739 minutes sans prendre le moindre but. Une série toujours en cours. Même l'expérimenté Sol Campbell, longtemps blessé et désormais condamné au banc de touche, apprécie la prestation de ses jeunes collègues: "Il y a eu des blessures, des changements cette saison. Et pourtant, le niveau de l'équipe continue de s'élever".

Mais c'est en milieu de terrain peut-être que l'élévation du niveau de jeu est la plus surprenante. Le jeune Espagnol Francesc Fabregas, 18 ans, auteur du premier but et de la passe décisive qui a permis à Thierry Henry d'inscrire le deuxième contre la Juventus en est le plus éclatant fleuron.

S'il oriente le jeu d'Arsenal avec la même autorité que Vieira le faisait, il se repose plus sur son bagage technico-tactique. "Je sens que je m'améliore chaque jour. Jouer contre les meilleurs joueurs du monde est très utile. Et puis surtout, nous évoluons en pleine confiance. Nous travaillons très dur à l'entraînement et donnons le meilleur de nous-même à chaque match. La clé c'est que chacun joue pour l'équipe."

"Titi" chapeaute la classe biberon
Pour seconder l'Espagnol, ils sont plusieurs joueurs de talent. Le technicien biélorusse Alexander Hleb, 24 ans, à la lutte avec le Français Robert Pires pour une place de titulaire, le Suédois Freddy Ljungberg, 29 ans, de nouveau fringant, le talentueux et efficace buteur espagnol Jose Antonio Reyes, 22 ans, et l'expérimenté récupérateur brésilien Gilberto Silva (30 ans).

Au milieu de la classe biberon, Thierry Henry, meilleur buteur de l'histoire d'Arsenal, 102 matches de coupe d'Europe dont 78 en Ligue des champions, ferait presque office de grand-père avec ses 28 ans. Nommé capitaine après le départ de Vieira, il a parfaitement embrassé la fonction. "Je trouve que le brassard l'a changé, explique Robert Pires. Il l'a rendu beaucoup plus paisible sur le terrain. Cela l'a transformé. Il m'a surpris".

Pour Arsène Wenger le choix d'Henry était naturel. "Il a mis du temps à trouver sa place car il avait tendance au début à en faire un peu trop. Maintenant, il est devenu un excellent capitaine, il montre l'exemple à ses joueurs." Un rôle qu'il devra assumer plus que jamais contre le Sous-marin jaune en demi-finale… (fifa.com)

 

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Publié dans News d'Arsenal

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