Henry : "Ça fait rêver"

Publié le par Kayla

Arsenal et Thierry Henry ont battu Villarreal (1-0) en demi-finale aller de la Ligue des Champions. Le Français se rapproche d'une apothéose au Stade de France d'autant que les Gunners ont réussi l'essentiel : marquer et ne pas prendre de but à Highbury. Reste à confirmer au Madrigal. Interview !

Vous vous êtes imposés 1-0 face à Villarreal. Etes-vous satisfisait ?

T. H. : Oui, nous n'avons pas pris de but à la maison ce qui est très important. On a été même un peu surpris car en seconde période, on pensait qu'ils allaient essayer de pousser pour tenter de revenir. C'est une équipe qui est difficile à jouer, qui se replace bien et laisse peu d'espaces. A la maison, il va falloir qu'ils sortent, ça pourra peut-être nous avantager. On le verra là-bas. On saura si le 1-0 était suffisant. Pour ma part, je suis un peu frustré car en première période, j'ai été signalé hors-jeu par l'arbitre de touche alors que je ne l'étais pas (nldr : à la 11e minute, Henry a battu Barbosa mais sa réalisation a été refusée). C'est dur car on s'applique pour faire un bon appel et on est signalé hors-jeu. C'est dommage. Ça fait un peu grincer des dents. Cela dit, il semble qu'il y avait aussi un petit penalty pour eux. Ça équilibre donc un peu les choses.

Pensez-vous qu'Arsenal devra marquer au Madrigal ?

T. H. : Pas forcément. Sur les deux retours de huitièmes et de quarts de finale, on n'a pas marqué mais l'équipe adverse non plus... J'espère que cela pourra se passer de la même façon. Mais je tiens avant tout à retenir les enseignements de ce match aller et l'intelligence de jeu de notre équipe. Sur l'action du but, j'avais remarqué que lorsque l'on me donnait le ballon, ils montaient à deux ou trois sur moi. J'ai donc essayé à certains moments de chercher le décalage. Comme sur le but. Après, l'intelligence, c'est Alexander Hleb. Certains auraient joué pour la gloire, lui est resté tranquille et a centré vers un buteur assez bizarre (ndlr : Kolo Touré) qui a mis la balle au fond. Je suis content pour lui et pour la Côte d'Ivoire.

En championnat, c'est un autre gros match qui vous attend. Ce week-end, vous affrontez Tottenham...

T. H. : C'est l'ennemi juré. Pour les supporters, c'est une rencontre importante d'autant qu'ils sont quatrièmes et que nous sommes cinquièmes cette année. Les gens ne parlent que de ça en ce moment. On verra bien comment ça va se passer mais cela va être difficile. Quand on sort d'un match comme ça, il faut se reposer, se reconcentrer pour samedi et ensuite repartir à Villarreal. Tottenham va arriver frais, le couteau entre les dents mais il va falloir sortir un grand match. Mais ça va pas être évident car c'était une partie assez fatigante face à une équipe qui se replace bien. J'avais vu leurs matches face à Lille. Quand on a essayé de mettre un peu de rythme, Riquelme ralentissait tout ça, il mettait le pied sur le ballon. C'est le genre de match où il arrive de ne pas marquer, où il est difficile de passer... Ce but vaudra peut-être son pesant d'or. On verra bien là-bas.

Arsenal s'est tout de même un peu rapproché du Stade de France ?

T. H. : C'est vrai qu'on en est un peu plus près. On ne peut pas éviter la petite histoire, le fait que je viens de la banlieue parisienne mais les autres aussi ont envie d'aller en finale. Si l'on demande aux Milanais, aux Barcelonais ou aux joueurs de Villarreal, eux aussi y pensent. Une finale au Stade de France, elle serait belle pour moi car je suis de la banlieue. Mais ça fait rêver tout le monde.(eurosport)

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Publié dans Interviews

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