Fábregas : "Nous sommes capables daller loin"
Depuis l’arrivée de l’Espagne, favorite du Groupe H, la ville de Kamen (nord de l’Allemagne) a été envahie par une marée rouge et jaune.
Vendredi, les habitants ont vu une foule de supporters s’amasser devant le centre sportif de Kaiserau, où l’Espagne a effectué sa première séance d’entraînement sur le sol allemand. Les supporters ont été invités à assister à l’entraînement, mais la plupart d’entre eux sont partis avant la fin, dans l’espoir d’apercevoir leurs idoles à la sortie du centre.
Carles Puyol, l’arrière central de Barcelone, Xavi, Santiago Cañizares et Andrés Iniesta semblaient ravis de signer des autographes aux supporters, dont la plupart parlaient allemand. Vêtus de maillots de l’Espagne et dotés de drapeaux rouge et jaune, les fans se sont rués sur les joueurs pour les prendre en photo ou leur serrer la main.
Cesc Fábregas était l’un des joueurs les plus sollicités. Pour ne pas décevoir les chasseurs d’autographes, il s’est lui aussi mêlé à la foule. Son sourire ravageur rappelle qu’il n’est âgé que 19 ans. Pourtant, sur le terrain, il a plutôt l’air d’un joueur chevronné. Finaliste de la Ligue des Champions de l’UEFA cette année avec Arsenal, il compte aujourd’hui parmi les joueurs les plus connus de l’équipe espagnole, qui comprend par ailleurs de nombreuses stars.
"Personnellement, je suis très confiant", assure Fábregas, interrogé par FIFAworldcup.com à la fin de l’entraînement. "Le niveau de confiance de l’équipe est très élevé en ce moment. Nous savons exactement comment nous comporter sur le terrain et nous aimons particulièrement jouer à ras de terre. A mon avis, nous sommes l'une des équipes les plus fortes du monde sur le plan technique et nous en sommes conscients. Le moral est au beau fixe. Je pense que nous pourrons réaliser de belles choses en Allemagne".
Les joueurs espagnols sont de plus en plus nombreux à quitter leur pays pour l’Angleterre. Fábregas fait partie de ces expatriés, tout comme son coéquipier à Arsenal, José Antonio Reyes, ou encore Xabi Alonso et Luis García, qui évoluent tous deux à Liverpool. Le jeune catalan est convaincu que la pratique d’un autre football sera profitable à l’équipe espagnole.
"Nous sommes aujourd’hui plusieurs à avoir joué quelques saisons en Angleterre et cette expérience nous permettra sûrement de renforcer notre esprit de compétition, constate-t-il. Je ne peux pas vraiment le décrire, mais la mentalité est différente en Angleterre. Elle est un peu plus agressive. Il faut s’affirmer un peu plus. Ce sera une bonne chose pour l’Espagne. Cela mettra un peu de piment dans notre jeu".
L’Espagne entrera en lice le 14 juin contre l’Ukraine. Fábregas se montre plutôt optimiste, malgré la menace posée par les Européens de l’Est. “Nous savons qu’ils forment une grande équipe. Avec des joueurs comme Shevchenko, ils sont capables de plier le match en une seconde. Mais nous ne sommes pas les favoris du groupe pour rien et si nous continuons à travailler, tout ira bien”.
Sur la scène internationale, la sélection espagnole s’est toujours effondrée au dernier moment. Pourtant, elle a réussi à se qualifier pour les douze dernières phases finales, en comptant dans ses rangs certains des meilleurs joueurs du monde. Interrogé sur ce mystère, Fábregas préfère oublier le passé et regarder de l’avant.
"Parfois, les gens pensent qu’une équipe n’atteindra pas la finale et pourtant elle y arrive, comme la Grèce lors de l’EURO 2004. Parfois, ils disent qu’une équipe ira forcément en finale et elle est éliminée dès le premier tour, rappelle-t-il. C’est difficile de prévoir ce genre de choses. Tout ce que je peux dire, c’est que nous travaillons très dur et que nous ferons de notre mieux. Compte tenu du niveau de l’équipe, je suis certain que nous irons loin".
Pour finir, Fábregas s’intéresse à la foule amassée à quelques mètres de lui, derrière le périmètre de sécurité. "Les supporters de Kamen sont épatants, s’exclame-t-il en leur faisant signe. Ils sont tous venus nous encourager et nous saluer. Ils sont tellement sympathiques. On a l’impression d’être chez nous avec tout ce rouge et ce jaune. C’est fantastique".
par FIFAworldcup.com