Nos Bleus sont magiques
L'équipe de France s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du Monde en s'imposant face au Portugal 1 but (pénalty de Zizou) à 0. Un exploit fantastique pour des Bleus qui affronteront la Squadra AZZURRA dimanche à Berlin. Magique !
Réactions
Raymond Domenech (sélectionneur de la France, au micro d'Eurosport)
J'ai toujours parlé du 9 juillet mais je n'ai pas dit quelle heure. Au moins jusqu'à 23h30, il faudra y être. Ca ne suffit pas le 9 juillet. Ce qui compte maintenant, c'est le bout. On ne peut pas se contenter de « c'est merveilleux, c'est super ». C'est 23h30 le 9 juillet ! (Concernant les recettes d'ici dimanche) C'est récupération, concentration, repréparation, c'est garder tout ce qu'ils ont fait depuis plus d'un mois pour faire un match de haute intensité, un match solide et être présent complètement pour cette finale. Et la jouer à fond sans regret. Une finale, c'est un truc particulier. Il faudra la jouer.
Zinédine Zidane (capitaine de l'équipe de France, au micro de Canal+)
Une finale de Coupe du Monde pour mon dernier match, je ne pouvais pas rêver mieux. Comme mes partenaires, je suis très content de pouvoir aller au bout de ce Mondial et maintenant qu’on a fait tous ces efforts pour se qualifier, on va essayer de ramener la coupe. Cela sera très difficile mais on a les armes pour y arriver et on a tous envie de le faire. L’important maintenant qu’on est qualifié, c’est de brandir cette coupe. On est 23 pour y parvenir et on espère aller au bout. Mon penalty ? Il y avait de la pression oui. Mais il en faut pour tirer un penalty. Mais c’est de la bonne pression. Sur le moment, je me dis simplement que si je marque, je donne l’avantage à mon équipe et qu’on ira ensuite en finale si on n’encaisse pas de but. Je ne pense à rien d’autre. Maintenant, on va surtout se reposer. On a beaucoup donné ce soir et il faisait très chaud. On va récupérer et préparer cette finale de la même façon que les autres matchs. On a trois jours pour ça et notre mot à nous, c’est qu’on va tous mourir ensemble. Le plus important, c’est de lever cette coupe. Ce serait magnifique. Pour les joueurs, le staff et les gens qui ont soutenu cette équipe de France depuis le début. Pas ceux qui arrivent en cours de route.
Eric Abidal (défenseur de l'équipe de France)
C'est un moment très fort. C'était vraiment l'objectif, le 9 juillet. Tout le monde l'avait dit, le coach en premier. Mais l'aventure n'est pas finie. Il faut continuer à travailler. Il faut vivre à fond cette finale. Ma première mi-temps a été moyenne. Ma seconde a été meilleure. Je suis content d'avoir à côté de moi des joueurs qui peuvent me suppléer. La finale, c'est quelque chose de grand. La joie est la même que contre l'Espagne (en huitième, ndlr), même si cela se voit un peu moins extérieurement.
Frank Ribéry (milieu de terrain de l'équipe de France)
On a fait ce qu'il fallait. C'était difficile. On est venu là pour ça. Je suis très content pour moi et ma famille. C'est énorme ! C'est vrai que c'est difficile à réaliser d'être en finale. Ce soir (mercredi soir) c'est un peu particulier. Je ne mesure pas trop encore ce qui se passe. Il ne faudra rien lâcher contre l'Italie.
Sidney Govou (milieu de terrain de l'équipe de France)
On peut dire que Zidane nous a guidés. Il avait été décisif avant ce match. Et, encore ce soir (mercredi soir), il est décisif. Dans les vestiaires, c'était un peu la joie, mais on reste surtout concentrés, car le but ce n'était pas seulement de gagner mais surtout d'arriver en finale. Maintenant on veut gagner la finale, c'est ça notre but.
Lilian Thuram (défenseur français au micro de Eurosport)
Des moments comme ça c'est extraordinaire. De vivre ces moments, de donner des moments de bonheur aux gens. Je pense que quand on a la chance de faire ce métier il faut prendre du plaisir. Aujourd'hui, j'ai 34 ans et j'ai l'impression d'être un gosse de dix ans qui regardait la Coupe du monde et trouvait ça magnifique. Là, je me dis que j'ai vraiment trop de chance. Aujourd'hui, on est en finale et j'espère que la fête va continuer car c'est trop beau. Dès le départ de la compétition on s'était fixé cet objectif. Nous y sommes. Je dirai que comme tout rêve il faut que cela se termine bien.
Thierry Henry (attaquant de l'équipe de France au micro de Canal+)
On s'est mis en quatre pour l'équipe et si tu veux aller au bout, c'est ce qu'il faut faire. C'est ce qu'on fait et on se retrouve en finale. On est arrivés là en équipe et si on veut gagner, il faut que ce soit en équipe.
Patrick Vieira (milieu de terrain de l'équipe de France, au micro de RMC)
Sur le deuxième tacle, j'ai eu peur que l'arbitre me mette un carton. Dans l'ensemble, on s'est battu. On n'a rien lâché. C'est une bonne équipe, c'est fantastique. C'est extraordinaire. J'espère bien qu'on va en ramener une deuxième.
Florent Malouda (milieu de terrain de l'équipe de France, au micro de RMC)
Pour moi, c'est une première. On essaie de ne pas trop calculer. Et cette finale, on veut la gagner. On s'attendait à ce que ce soit difficile et ça l'a été.
William Gallas (défenseur de l'équipe de France, au micro de Canal+)
On n'arrive pas à y croire. C'est vrai que cela n'a pas été évident ce soir mais le plus important c'était d'aller en finale. Depuis le début on avait dit que l'on voulait jouer cette finale. Ca y est on y est ! On ne va pas s'arrêter là, ce serait dommage. On sait qu'on va jouer face aux Italiens, ça ne va pas être évident mais on va tout faire pour la remporter, cette coupe.
Jean-François Lamour (ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative)
Ce n'est que du bonheur. Du bonheur dans les vestiaires, dans le stade et semble-t-il en France. Ils l'avaient annoncé, ils l'ont fait, avec des matchs fantastiques, plus collectifs qu'avec du panache. Mais ils n'ont rien laché. On a tous vibré. Même si les vingt dernières minutes m'ont paru bien bien longues. On les sentait pressés de voir l'arbitre siffler la fin. Ils ont tenu bon. On est à Berlin le 9 et c'est très bien. Cette finale contre l'Italie, c'est superbe. Ca nous rappelle l'Euro 2000. Dans les vestiaires où nous sommes allés, il y avait une joie forte, mais ils sont déjà dans leur match du 9. Ils sont tout de suite capables de se reconcentrer et de se remotiver. Je serai à la finale. Et comme le président Chirac l'avait annoncé après le France-Brésil, il l'avait promis, je crois qu'il y sera.
Pauleta (attaquant de l'équipe du Portugal au micro de RMC)
Je pense qu'on a fait une bonne Coupe du monde... jusqu'à maintenant. C'est encore une fois un penalty... Maintenant bonne chance pour la France. Bien sûr, je suis très déçu pour nous, le groupe, tous les Portugais. Je vais prendre trois semaines de vacances.
Luis Figo (capitaine du Portugal, au micro de Canal+)
Je crois qu'il y a eu deux mi-temps différentes, un moment où la France contrôlait bien le ballon sans avoir beaucoup d'occasions, puis la seconde période que nous avons complètement dominée. Nous nous sommes créé beaucoup d'occasions sans pouvoir les concrétiser. C'était une partie équilibrée et la différence s'est faite sur un but qu'ils ont marqué et pas nous. (Le penalty) De là où j'étais, je ne peux pas dire s'il y avait penalty ou non. (Dernier match avec le Portugal ?) Je crois qu'à 33 ans il est temps pour moi de quitter la sélection. (Zidane) Nous avons passé quelques années fantastiques ensemble à Madrid. Nous avons une bonne relation, Zidane peut terminer sa carrière sur une finale du Mondial, c'est bien. (Italie-France) C'est la répétition de la finale de l'Euro il y a six ans, l'Italie est une sélection qui pour moi est tactiquement la meilleure, la culture tactique de ses joueurs est parfaite, c'est la culture des clubs du pays. Ce sera un match très tactique entre ces deux équipes.
