Violences urbaines: Thuram et les Bleus montent au créneau

Publié le par Kayla

 A la veille de la rencontre France-Costa Rica, Lilian Thuram est monté au crénau mardi en Martinique à propos des nuits d'émeutes que connaît la métropole depuis une dizaine de jours.

Digne représentant de la France "Black-Blanc-Beur" championne du monde en 1998, le Guadeloupéen de 33 ans, aux 108 sélections en équipe de France, se méfie des amalgames et des raisonnements à courte vue.

"C'est toujours schématique, c'est toujours la faute des jeunes de banlieues. Il faut une vraie réflexion sur les causes. A chaque fois que des élections approchent, on parle d'insécurité. Mais le vrai débat politique, c'est de trouver comment vivre ensemble, donner du travail aux gens. C'est le fondamental. Quand les gens on du travail, il y a moins de problème", s'est ému Thuram.

"Je ne crois pas à l'agressivité gratuite. Il faut chercher le pourquoi, arrêter de mettre les gens dans des cases: banlieues, méchants. Les plus dangereux ne sont pas ceux qui mettent le bordel dans les banlieues..."

Si Thierry Henry a préféré esquiver la question, de nombreux Bleus ont comme Thuram donné leur point de vue, souvent très avisés.

"Nous les sportifs pouvons véhiculer un message d'apaisement. La violence n'a jamais réglé les problèmes", a déclaré le Guyanais Florent Malouda. "Ces événements sont marquants. Avec l'instauration du couvre-feu, c'est comme si c'était une guerre civile".

"Il s'agit d'un ras-le-bol collectif. La corde était tendue, elle a cassé", estime Eric Abidal, le défenseur de l'OL d'origine martiniquaise, issu comme Thuram et de nombreux autres, d'une cité lyonnaise du quartier de la Duchère.

"Quand je dis "ras-le-bol", je ne parle pas seulement des jeunes, mais aussi du licenciement des anciens, qui ne retrouvent plus de travail, se retrouvent pris dans l'engrenage", explique-t-il. "Sarkozy avait déjà imposé un couvre-feu, mais ce n'est pas parce que les jeunes resteront dedans que les problèmes seront réglés. A la télévision, on entend souvent dire "on va diminuer le taux de chomage" et dans la réalité il ne diminue jamais".

En 1998, les politiques avait pris en exemple la diversité des origines des champions du monde de football, pour affirmer que l'intégration est exemplaire en France. Sept ans plus tard les banlieues brûlent, alors que l'équipe de France vient péniblement de se qualifier pour la Coupe du monde 2006. AP

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Je pense que ces grands joueurs, issus de banlieus ou non ont un role important à jouer meme s'il n'est que minime... Mais leur mots doivent etre pesé parce que pour beaucoup de jeunes ils sont synonyme d'espoir et de modèle
Répondre
M
super ton site !<br /> félicitations<br /> t'es trop géniale<br /> bisousssssssssssssss
Répondre
Z
c tres cool ton blog !!
Répondre
R
titi va au BARçA tu ten fiche de etoo
Répondre