On a retrouvé Pires

Publié le par Kayla

Face à la Juventus, mardi, Robert Pires a connu une seconde jeunesse dans les rangs d'Arsenal. Une bonne nouvelle à deux mois du Mondial ? Il faudra sans doute plus pour convaincre Raymond Domenech de le rappeler en équipe de France.

Voilà bien longtemps que l'on n'avait vu Robert Pires autant à son avantage. Accrocheur, vif, technique... le Français a semblé rajeunir d'un coup et s'est imposé comme un véritable poison au milieu de terrain face à la Juventus. Titulaire après plusieurs semaines sur le banc, il a su saisir sa chance à bras le corps. Sous les yeux de Raymond Domenech, présent dans les tribunes d'Highbury, cette performance n'est sans doute pas passée inaperçue. D'ailleurs, coéquipiers et observateurs ne sont livrés à l'issue du match à une sorte de campagne en faveur du retour de l'ancien Messin chez les Bleus.

"Robert Pires mérite-t-il de retrouver sa place en équipe de France ? J'ai toujours dit et pensé que Robert avait toujours un avenir avec les Bleus. Il l'a montré ce soir de très belle manière, en réussissant un très gros match", a ainsi milité Arsène Wenger. Thierry Henry y est lui aussi allé de son compliment, rappelant la qualité du match de Pires alors que tout le monde s'attardait, à juste titre, sur l'éclosion de Francesc Fabregas.

Wenger : "Il a un avenir chez les Bleus"

Reste à savoir si Domenech se laissera convaincre aussi facilement. Absent depuis le 13 octobre 2004 et un fameux Chypre-France, Robert Pires ne cache pas depuis son désir de revêtir à nouveau le maillot tricolore. Mais le sélectionneur a jusque là fait la sourde oreille malgré des excuses publiques. A force d'attendre, il en a même perdu patience, déclarant que son "cas était réglé d'avance" en mars dernier lors de l'annonce de la liste des joueurs retenus pour affronter la Suisse et Israël. "Honnêtement, c'est tout sauf une surprise. Apparemment, le sélectionneur se moque éperdument de mes prestations", se résignait-il.

Or, depuis, le discours a changé. "L'équipe de France, c'est comme une drogue. Que tu comptes une sélection ou 79, tu as toujours envie d'y goûter. Moi, j'ai envie de goûter à une 80e sélection. J'y crois toujours", confiait-t-il en octobre 2005. Il y a quelques semaines, Pires se donnait même deux mois pour renverser la situation et convaincre Raymond Domenech pour ne pas revivre l'épisode de 2002 où il avait vu le Mondial lui échapper, sur blessure cette fois. La présence de son nom dans la liste des pré-sélectionnés pour affronter la Slovaquie est sans doute à l'origine de ce regain de confiance. Elle est en tout cas la preuve que le sélectionneur lui laisse bien la porte ouverte.

Un tacle sur Vieira

Pour y arriver, Pires sait qu'il doit d'abord réussir une grande fin de saison avec Arsenal. Un bon parcours en Ligue des Champions plaiderait en sa faveur. En récupérant sa place de titulaire pour le choc face à la Juve, le milieu de terrain a fait un premier pas. Il en a fait un plus grand encore grâce à la qualité de sa performance. "Je veux perfectionner deux domaines dans lesquels je ne suis pas bon : la combativité et le travail défensif", avançait-il pour justifier son retour chez les Bleus. C'est justement cette polyvalence qui lui a permis de briller mardi soir. "C'est vrai, je suis content de mon match. J'ai fait beaucoup d'efforts et ils ont été récompensés. En plus, j'ai joué dans une position plus défensive, ça veut peut-être dire que je sais aussi défendre" , glisse-t-il avec un brin de malice.

Son tacle sur Patrick Vieira, à l'origine du premier but d'Arsenal, est de nature à marquer les esprits. "Je suis content du tacle sur Patrick Vieira. C'est la première fois que je fais ça en treize ans de carrière et, derrière, il y a le premier but. Même moi je me suis surpris sur ce coup là. En plus, prendre un ballon dans les pieds de Patrick, qui est un spécialiste du genre, c'est un peu l'élève qui copie le maître", a-t-il confié. "Si Robert se met à tacler, c'est un très bon signe pour Arsenal", chambrait même Wenger.

Reste que, à 32 ans, ce coup d'éclat peut l'aider à assurer son avenir en club. Jusque là, le manager des Gunners s'est montré inflexible en proposant une prolongation d'un an à son joueur, en fin de contrat cet été. "Nous sommes fidèles à notre politique avec les anciens joueurs. Nous lui offrons une bonne année et, ensuite, libre à lui de décider s'il veut rester ou pas" , explique Wenger. Mais l'intéressé, qui souhaite deux ans de contrat, n'exclut pas de faire ses valises. Benfica, l'AS Rome, Valence ou la Fiorentina auraient ainsi manifesté leur intérêt. Il y a fort à parier que son dernier match face aux Bianconeri a donné des idées à plus d'un.(eurosport)

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Publié dans News d'Arsenal

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