Fabregas, la pépite d'Arsenal

Publié le par Kayla

Le cauchemar vécu par Patrick Vieira à Highbury sonne comme une passation de pouvoir au jeune Francesc Fabregas. A seulement 18 ans, l'Espagnol a éclaboussé la rencontre de sa classe et s'affiche déjà comme le futur joyau d'Arsenal, si ce n'est du football mondial.

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Pour son retour à Highbury, Patrick Vieira s'attendait sans doute à un meilleur accueil. Pas de la part du public qui l'a accueilli chaleureusement, preuve qu'il ne l'avait pas oublié. Mais de ses anciens coéquipiers, qui ne lui ont fait aucun cadeau. Sanctionné d'un carton jaune qui le privera du match retour, le Turinois a souffert de la jeunesse et de la vivacité de Francesc Fabregas, présenté comme son héritier par Arsène Wenger lui-même lors de son départ pour la Juventus l'été dernier. Auteur d'un but et d'une passe, il a été le grand artisan de la victoire des Gunners (2-0).

Pourtant, les sceptiques étaient légion au sujet du jeune prodige, jugé trop frêle pour combler l'immense vide laissé par Vieira. "Lorsque Patrick est parti, nous avons tous été choqués. Il était très important dans le club, que ce soit sur le terrain ou dans le vestiaire. C'est une grosse perte pour nous. Mais je suis prêt à relever le défi de sa succession. Mes qualités sont différentes et je vais essayer d'apporter un plus à l'équipe", confiait-t-il alors. Robert Pires confirme tout le bien que les joueurs d'Arsenal pensent de lui. "C'est l'avenir du club. Il est très fort, écoute les conseils des anciens et n'a pas la grosse tête", affirme le Français.

"Mes qualités sont différentes"

C'est Arsène Wenger qui a tout fait pour arracher l'Espagnol au Barça. "Quand Arsenal m'a contacté la première fois, j'étais indécis. Je ne savais pas quoi faire. J'étais bien au FC Barcelone, j'avais plein de copains. J'étais heureux dans le club dont j'étais un supporteur depuis toujours. Mais c'était écrit que je jouerais un jour pour Arsenal" , raconte-t-il aujourd'hui. Repéré par Francis Cagigao, le recruteur d'Arsenal en Espagne, dès 2002, Fabregas a tapé dans l'oeil de Wenger lors du Mondial des moins de 17 ans en Finlande en 2003 où il termine meilleur buteur et meilleur joueur.

Aujourd'hui, les faits donnent raison au manager des Gunners. "Cesc a joué extrêmement bien. Si vous le laissez jouer, il peut tuer une équipe", témoignant Thierry Henry après la démonstration du jeune prodige face à la Juve. "Je pense qu'il peut montrer encore davantage de choses lorsque l'on joue à cinq au milieu. Ce soir, il savait qu'il avait Gilberto derrière lui. Il sait quand aller dans la surface et quand donner le ballon" . "Quand vous avez un joueur de cet âge là capable d'être aussi décisif, ça en dit long" , se réjouissait quant à lui son entraîneur.

Henry : "Il peut tuer une équipe"

Pourtant, Wenger rejette le parallèle avant Patrick Vieira. "Ce n'était pas l'objectif ce soir de justifier la vente de Patrick, a précisé le manager. C'est un joueur exceptionnel et vous ne perdez jamais quelqu'un comme ça sans souffrir. Mais une nouvelle équipe est née, c'est le football". Fabregas la jouait lui aussi profil bas. "J'essaye toujours de faire de mon mieux. Je n'ai pas joué différemment parce que c'était contre Patrick (Vieira). Chaque jour je m'améliore et je me sens mieux" , a-t-il modestement commenté. "Nous devons encore progresser car nous sommes jeunes. C'est en disputant ce genre de match face à des joueurs comme Patrick ou Emerson qu'on s'améliore".

Utilisé à 29 reprises cette saison en Premiership (pour 2 buts), Fabregas ne cesse de progresser. Au point que, à seulement 18 ans, Luis Aragones lui a offert sa première sélection en équipe d'Espagne en février dernier face à la Côte d'Ivoire pour pallier l'absence de Xavi. Quasiment inconnu jusque là dans son pays, il rêve aujourd'hui de Mondial. Pas étonnant donc que les plus grands s'intéressent à lui. Le nouveau président du Real Madrid Fernando Martin a manifesté son intérêt pour le milieu d'Arsenal. "Le Real Madrid ne peut pas dire qu'il est allé le chercher. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne nous intéresse pas", avait-il déclaré après le énième coup d'éclat de Fabregas au Stade Bernabeu en 8e de finale de la Ligue des Champions.

L'Espagne le découvre

Pourtant, c'est pour le FC Barcelone que son coeur bat. "Je ne regrette pas du tout mon choix, au contraire. Mais je continue à regarder les matches et les résultats du Barça", avoue simplement celui qui vient de prolonger son contrat à Arsenal jusqu'en 2010. Couvé par Arsène Wenger à Londres, Francesc Fabregas grandit avec Arsenal et rêve sans doute désormais de continuer de briller face au club de ses rêves en quart de finale. Vision du jeu, technique ou vitesse, l'Espagnol a de beaux jours devant lui, et les Gunners avec lui.(eurosport)

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Publié dans News d'Arsenal

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K
Ce n'est pas pomper d'eurosport... c'est complètement repris d'eurosport, c'est d'ailleurs préciser alors ta remarque ne sert à rien !
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Y
un peu pomper d'eurosport
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