Pires trouve portes closes

Publié le par Kayla

Robert Pires n'a pas été retenu par Raymond Domenech dans la liste des 23 pour le Mondial. Le Gunner qui avait entamé le divorce en 2004 en critiquant ouvertement le sélectionneur avant de revenir sur ses propos quelques mois plus tard espérait pourtant être l'appelé de dernière minute.


Les propos qui dérangent
«Domenech nous crispe.» Personne ne saura si dimanche vers midi, quelques instants après avoir pris connaissance de la sélection française pour le Mondial, Robert Pires s'est maudit d'avoir vidé son sac dans les colonnes de France Football au mois d’octobre 2004. «Il paraît que nous sommes, nous, les Gunners, les futurs piliers de la sélection, mais on ne nous le fait pas sentir. C'est même tout le contraire. On aurait besoin que Domenech nous libère, or, il nous crispe par ses attitudes, ses paroles, ses commentaires». Ses propos sulfureux, balancés quelques jours après son remplacement à la mi-temps de Chypre-France (0-2), Robert Pires pensera probablement qu'ils auront pesé lourd dans la décision de Raymond Domenech. Car en mettant sur la place publique le conflit larvé depuis plusieurs semaines entre les deux hommes, Robert Pires avait effectivement assombri son avenir chez les Bleus.

Et malheureusement pour l’ancien Messin, c’est à une époque où il n’était plus aussi indiscutable que les saisons précédentes en club que les déclarations fracassantes étaient intervenues. Fin 2004, physiquement diminué, Robert Pires rayonne moins sur le jeu d'Arsenal. Et coïncidence, depuis cet automne là, Robert Pires n’a plus porté le maillot de l’équipe de France. Et il est fort probable désormais qu'avec cette annonce couperet de dimanche, Pires ne rejouera plus avec le coq gaulois sur la poitrine. Boudé par Raymond Domenech qui a dû faire des choix délicats dans une ligne de milieu où la concurrence était la plus féroce, le joueur devrait annoncer prochainement sa retraite internationale.

Retour au premier plan en 2006
Et pourtant, les derniers mois dans la carrière du joueur pouvaient laisser espérer un hypothétique retour. Ou au moins une deuxième chance. D’abord parce que l’animation offensive de l’équipe de France n’a jamais été brillante durant les éliminatoires, mais aussi parce que Robert Pires avait fait un mea culpa remarqué dans l’émission Télefoot en présentant publiquement ses excuses auprès du sélectionneur quelques mois après l'avoir égratigné. Mais les espoirs d’un come back n’auraient jamais pu se concrétiser si le Frenchy d'outre-Manche n’avait pas accomagné ses bonnes paroles par de solides performances en club. Et de ce point de vue là, Robert Pires a répondu présent même si l’ancien Marseillais n’a pas retrouvé ses jambes de feu qui lui avaient permis de se mettre toute l’Angleterre dans la poche en 2002 en étant élu meilleur joueur du championnat par la presse. Alors qu’on le pensait sur le déclin, le joueur a, au contraire, reverdi cette saison au milieu des jeunes pousses lancées par Arsène Wenger. Pas assez pour être titularisé tous les week-ends (23 matches en tant que titulaire en championnat) mais bien suffisant pour avoir largement participé au réveil des Gunners dans la deuxième partie de saison et s'affirmer comme un des piliers du parcours exceptionnel de l’équipe en Ligue des Champions.

Un choix uniquement sportif
Alors pourquoi Domenech se prive-t-il d'un joueur qui a l’avantage de disposer d’automatismes avec Zinédine Zidane et fait une croix sur une expérience inestimable des grands rendez-vous, forgée tout au long des 79 sélections du joueur entre le 31 août 1996 et le 13 octobre 2004 ? Les propos amers de Pires il y a deux ans ne suffisent pas à expliquer la désillusion du Tricolore. Car pendant que Robert Pires s’épanchait dans les journaux, d'autres joueurs faisaient leurs preuves sous la tunique bleue et sur le terrain. On pense notamment à Florent Malouda qui est monté en puissance avec un profil finalement assez similaire au Gunner en alliant vitesse et percussion sur le flanc gauche. Le Lyonnais n’a pas l’avantage d’être aussi polyvalent que Pires, qui peut aussi glisser dans l’axe mais lui offre au moins la garantie de pouvoir tenir le rythme d’une rencontre internationale pendant 90 minutes. Raymond Domenech a toujours indiqué que ses choix se fondaient sur des critères sportifs uniquement. Et le sélectionneur a effectivement prouvé qu'il avait pu faire table rase de certains propos hasardeux. Nicolas Anelka qui avait torpillé lui aussi Raymond Domenech l’année dernière en déclarant qu’il ne se faisait «aucune illusion» sur son avenir chez les Bleus en est le parfait exemple. Alors que les portes semblaient bien fermées, l’attaquant de Fenerbahçe avait été rappelé à la surprise générale pour les matches amicaux face au Costa Rica et l’Allemagne avant de finalement rester à quai lui aussi ce dimanche. (sport24)

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A
Cette équipe de France n'ira pas très loin. Djibril Cissé sélectionné, c'est vraiment n'importe quoi, il sait que courir ce mec, il joue pas au foot. Même si je n'aime pas trop le caractère d'Anelka, il est bien meilleur techniquement et tout aussi rapide. Et c'est vraiment dommage que Pires et Flamini ne fassent pas partie de la liste, ils le méritent bien plus que certains joueurs comme un certain Dhorasso ou un certain Mickael Silvestre.
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