Pour les Bleus aussi, le Mondial a commencé
Les joueurs de l'équipe de France de football sont entrés dans le vif du sujet, vendredi, à quatre jours de leur entrée en lice contre la Suisse, en effectuant leur premier entraînement sur le sol allemand, à Hameln (nord), à l'heure où le Mondial-2006 débutait à Munich.
"On va se débrouiller pour le voir". Eric Abidal, qui confesse volontiers ne pas être un adepte des matches à la télévision, a cette fois promis de s'y plier pour Allemagne-Costa Rica, "parce que c'était le match d'ouverture".
Cette rencontre inaugurale, les Bleus n'ont pu la voir puisqu'ils avaient rendez-vous à 17H30 pour leur première séance de travail depuis leur arrivée jeudi en Basse-Saxe. Si Florent Malouda, resté aux soins, manquait à l'appel, son coéquipier de Lyon, Sidney Govou, crâne rasé de près, a bien pris part à cet entraînement dont seules les vingt premières minutes étaient ouvertes à la presse.
Appelé après le forfait de Djibril Cissé, opéré mercredi soir d'une fracture à la jambe droite, Govou sait qu'il va maintenant devoir mettre les bouchées doubles, lui qui était en vacances depuis trois semaines et s'est seulement entretenu avec "deux-trois tennis, un peu de squash une course avec (un) pote" selon des déclarations faites au quotidien L'Equipe.
Govou (19 sélections, 3 buts), qui n'a plus porté le maillot bleu depuis le 9 novembre contre le Costa Rica, a retrouvé un groupe où désormais 16 des 23 joueurs étaient déjà présents pour l'Euro-2004 (Abidal, Givet, Chimbonda, Malouda, Dhorasoo, Diarra et Ribéry sont les sept "nouveaux").
L'absent Cissé était lui encore bien présent dans les pensées et les mots de ses trois coéquipiers venus en conférence de presse, Sylvain Wiltord n'ayant fait pour sa part qu'une brève apparition devant les médias pour dire... qu'il ne dirait rien.
"On a des nouvelles de lui par le docteur Paclet (médecin des Bleus), a ainsi notamment indiqué Vikash Dhorasoo. On voulait aller le voir (jeudi) mais ce n'était pas possible, il était encore en salle de réanimation. (...) On ne digérera pas sa blessure avant un bon moment."
Cissé, quand il ira mieux, pourrait d'ailleurs venir rendre visite aux Bleus. Ce serait pour lui l'occasion de découvrir le château-hôtel d'Aerzen où les Bleus ont posé leurs sacs jeudi. Un établissement de luxe où tout a été mis en place, de l'environnement au matériel, pour enfermer les joueurs dans un monde qui tourne autour du France-Suisse de mardi.
"Ce sont les meilleures conditions pour préparer ce genre de compétition, explique Claude Makelele. On y est vraiment coupé du monde. De temps à temps, ça aide un peu à se concentrer, et je crois que lorsqu’il reste peu de jours avant d'atteindre l'échéance, il est très important, tous ensemble, de se concentrer sur un objectif". Vikash Dhorasoo, lui, évoquant le cadre du Schosshotel Munchhausen souffle: "Il y a pire..."
"Je ne sais pas si c'est la vie de château, mais c'est vrai qu'on a été superbement bien accueilli, renchérit Abidal. On est dans un cadre magnifique. Cela permet de penser vraiment à la compétition. On est retiré de tout, ce n'est pas plus mal." Et le défenseur de Lyon pouvait compter sur le très grand choix de chaînes de télévision - les joueurs reçoivent notamment les chaînes françaises - pour trouver la diffusion en différé d'Allemagne-Costa Rica. (AFP)
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