Eire-France: Thierry Henry en sauveur

Publié le par Kayla

DUBLIN (AP) - Le 30e but en sélection de Thierry Henry (67e) a offert à la France une courte mais précieuse victoire 1-0 face à l'Eire mercredi à Dublin, succès qui permet aux Bleus de se positionner idéalement pour la qualification à la Coupe du monde 2006.

 

Dans un groupe 4 où les quatre prétendants s'étaient toujours séparés par des nuls en neuf rencontres, les Français ont remporté le match où ils n'avaient pas le droit à l'erreur.

Longtemps muselé par les âpres Irlandais, Henry de sa "spéciale", un enroulé du droit qui a laissé impuissant Shay Given, est devenu le troisième buteur français de tous les temps en rejoignant Just Fontaine et Jean-Pierre Papin.

Henry est à une longueur de David Trezeguet (31 buts) alors que le meilleur buteur reste Michel Platini (41) en sélection.

Mains droites posées sur le coeur, les 11 joueurs français affichaient leur grande solidarité pendant une Marseillaise jouée dans un stade de Lansdowne Road en effervescence. La main de Roy Keane partait ensuite au visage de Claude Makelele pour indiquer aux Bleus qu'ils n'étaient pas chez eux (4e).

L'intimidation tous azimuts battait son plein en ce début de rencontre.

Une grosse faute de Richard Dunne sur Thierry Henry titularisé seul en pointe par Raymond Domenech valait un bon coup franc aux 20 mètres. "Zizou" trouvait la lucarne droite irlandaise mais Shay Given confirmait son statut d'excellent gardien en sortant le ballon d'une claquette (7e).

Pour un tacle sur Lilian Thuram, finalement présent malgré la béquille endurée lors de la victoire 3-0 contre les îles Féroé samedi, Clinton Morrison prenait un carton jaune (9e).

Dans une ambiance électrique, l'arbitre allemand Herbert Fandel était susceptible de disjoncter à tout moment. Il le faisait en accordant un coup franc imaginaire aux 18 mètres des buts de Grégory Coupet, Morrison s'étant laissé tomber sur Jean-Alain Boumsong. L'offensif Andy Reid, préféré par le sélectionneur Brian Kerr à Steve Finnan plus défensif, plaçait le ballon sur le montant droit de Coupet, resté sans réaction (13e).

Le harcèlement permanent des Verts mettait en difficulté une défense française trop désordonnée. Thuram se faisait piquer un ballon par le remuant Robbie Keane, à la recherche d'un 26e but record en sélection, mais son plongeon dans la surface devant Boumsong n'influençait pas l'arbitre (17e).

Clinton Morrison était proche de tromper Coupet sur une prolongation de la tête de Robbie Keane (18e), puis Keane manquait encore le cadre de peu (21e).

Privés de ballons, les Bleus étaient à la dérive.

Une frappe de Claude Makelele de 20 mètres trop croisée, à la 25e minute, signait le premier tir français dans le jeu...

Sur un raté de Boumsong, Coupet plongeait dans les pieds de Morrison (26e), le calvaire continuait. Roy Keane prenait un carton mérité pour deux agressions successives sur Henry et Makelele (41e).

Bref, à la mi-temps, les Bleus étaient tout heureux d'un 0-0 préservant l'espoir. Ils comprenaient pourquoi Pays-Bas, Bulgarie, URSS, Espagne, Portugal, Croatie, Yougoslavie, Turquie sont tous un jour repartis battus de Dublin en matches qualificatifs.

"La qualité du jeu pratiqué provoque des buts, entraîne le résultat. La manière est importante. Bien gagner, ça veut dire bien jouer", avait expliqué Zidane avant la rencontre. On était loin du compte.

Bien emmenée par Damien Duff, l'Irlande sentait elle pouvoir faire mieux que le nul 0-0 obtenu au Stade de France l'automne dernier.

Les quarts de finaliste du Mondial 1990 entamaient pied au plancher la seconde période dans une formation inchangée, comme les Français pourtant incapables de tenir le ballon.

"Le stade le plus bruyant du monde" comme disent les Irlandais en parlant de Lansdowne Road, portait l'équipe au Trèfle.

Pourtant sur le premier bon décalage de Zidane vers Henry, le centre du Gunner faisait passer un frisson d'angoisse dans les travées (52e).

Tout semblait possible dans cette rencontre débridée où le "fighting spirit" irlandais prenait le dessus sur la technicité trop approximative des ex-champions du monde français. Y compris une première défaite des Bleus sous l'ère Domenech.

Le but de Thierry Henry délivrait les Bleus. Le Gunner qui n'est qu'à une longueur du record d'Ian Wright qui a inscrit 185 buts pour Arsenal, a profité d'un ballon disputé par Sylvain Wiltord pour s'en emparer et faire triompher la France, longtemps ballottée lors de cette rencontre. AP

 
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K
Je suis tout à fait d'accord avec toi... Henry peut faire et a fait de nombreuses fois des choses magnifiques!!!!!!! Et les journalistes ne devraient pas l'oublier!<br /> <br /> Sinon Merci pour ton compliment sur mon blog, ça me fait super plaisir :)
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K
Thierry dans le " money time " c'est comme ça qu'on aime le voir ... un Titi "heureux" ... ce n'est pas une découverte ses exploits comme celui de ce soir ... les journalistes ont oublié ce que Thierry est capable de réaliser ... sur le terrain et hors ... paranthése fermé : ce blog est une p'tite merveille !
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