Domenech : "J’enregistre tout "

Publié le par Kayla

Domenech : "J’enregistre tout "

Alors que l’équipe de France n’a plus que deux rencontres à disputer d’ici l’officialisation de la liste des 23 sélectionnés pour la Coupe du monde, Raymond Domenech reconnaît que ce match face à l’Allemagne va compter. Il espère que ses joueurs devront s'employer samedi contre les hôtes du Mondial.


RAYMOND DOMENECH, avant d"en venir à la rencontre de samedi face à l"Allemagne, un petit mot sur William Gallas qui semble en avoir assez de jouer à différents postes sans jamais se poser...

R. D. : Depuis le retour de Lilian Thuram, ma défense est globalement satisfaisante. Je n'ai pas spécialement l'impression que William Gallas soit mécontent. Quand je le vois sur le terrain, il ne me semble pas malheureux. Depuis mon arrivée, il a joué tous les matches, je lui fais confiance. William est indispensable défensivement. A droite, à gauche, ou dans l'axe. Mais une équipe ne se fait pas avec un seul joueur.

Samedi, Grégory Coupet sera titulaire face à l'Allemagne. Face au Costa Rica, c'était Fabien Barthez. Comment avez-vous jugé sa prestation ?

R. D. : J'ai pris la décision de patienter pour le cas des deux gardiens. Ça ne leur pose pas de problème. Je ne vais donc pas commencer à commenter toutes leurs péripéties. Je choisirai en mars... peut-être.

En ce qui concerne le reste de l'équipe, ne pensez-vous pas qu'il va y avoir de la fatigue après le match de la Martinique face au Costa Rica ?

R. D. : J'espère qu'il y en aura. La Coupe du monde sera difficile. J'espère que la rencontre de mercredi va peser sur les joueurs. C'est là qu'on voit les faiblesses des uns et des autres. Là, on voit ceux qui craquent et ceux qui lèvent la tête.

Mercredi, la prestation de vos joueurs a été déséquilibrée. Si la seconde période a été bonne, la première a été décevante...

R. D. : C'est vrai. Lors des quarante-cinq premières minutes face au Costa Rica, on y était pas. On regardait les spectateurs et on pensait qu'on allait marquer comme ça. Tout le monde a été mieux après la pause. D'ailleurs, si j'avais dû changer quelque chose ou quelqu'un pendant la mi-temps, j'aurais tout changé.

D'ici la Coupe du monde et en attendant peut-être de disputer un match de préparation juste avant de partir en Allemagne, vous ne jouerez plus que deux matches. Celui de samedi va fortement compter...

R. D. : Ce match aura forcément des répercussions. Ça compte, j'enregistre tout, je note tout même si la compétition est encore loin. Il est vrai que si je disposais de dix matches, les choses seraient plus simples. Mais il me reste l'Allemagne et la Slovaquie et ensuite, il me faudra donner la liste. Durant ce laps de temps, la vie des clubs va également être intéressante. On va suivre les joueurs lors des matches importants. Il faudra trouver un équilibre entre les deux.

Est-il possible qu'un nouveau joueur fasse son apparition dans la liste d'ici la Coupe du monde ?

R. D. : Tout est possible. Il peut y avoir un joueur qui explose d'ici la Coupe du monde. L'expérience est certes importante mais d'autres paramètres comptent : la fraîcheur et l'enthousiasme sont également importants. En 1998, Thierry Henry et David Trezeguet n'avaient pas un passé international exceptionnel.

Que savez-vous de l'équipe d'Allemagne ?

R. D. : J'ai du mal à me faire une idée sur l'équipe de Jürgen Klinsmann. Le sélectionneur la chamboule en permanence. Je connais le talent individuel de certains joueurs. Je sais aussi que c'est une formation qui marque beaucoup. Notamment lors de la Coupe des Confédérations. J'espère qu'ils ne le feront pas trop contre nous. Je trouve que c'est bien de vouloir jouer offensivement. Jürgen Klinsmann a dit qu'il serait content de gagner le match d'ouverture de la Coupe du monde sur le score de 5-4, je trouve que c'est bien. C'est agréable de jouer contre des équipes qui attaquent. Mais il faudra se méfier, ils ont un potentiel offensif énorme.

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