Domenech : "Pas de vrai favori"

Publié le par Kayla

Après le tirage au sort, Raymond Domenech estime qu'il n'y aura "pas de vrai favori" dans le groupe de la France pour les éliminatoies de l'Euro 2008. Le sélectionneur, qui ne sait pas s'il sera encore présent en septembre, serait toutefois heureux de retrouver l'Italie. Interview !

"Pas de vrai favori"

RAYMOND DOMENECH, que pensez-vous de ce tirage au sort ?

R.D. : On tombe sur l'Italie et l'Ukraine qui sont toutes deux qualifiées pour la prochaine Coupe du monde. C'est un groupe... Disons qu'on ne peut pas comparer en disant que ce groupe est plus fort ou moins fort qu'un autre. C'est au bout qu'on peut compter les points. Je ne sais pas si les qualifications de l'Euro-2008 seront plus dures que celles du Mondial-2006 et on a vu ce qui était arrivé. Pour le Mondial, je me souviens qu'on nous avait dit qu'on avait un groupe faible. Finalement, la Suisse, qui était barragiste, s'est qualifiée donc elle a battu un adversaire d'un groupe qui était supposé plus fort que le notre.

Les matches face à l'Italie et l'Ukraine s'annoncent tout de même décisifs...

R.D. : C'est vous qui faites les favoris et les outsiders. Moi, je ne fais pas ce décompte. Je ne me dis pas qu'on est trois à jouer la qualification et que les autres pour se battre pour partager les points. Ils vont tous se battre pour arracher des points, nous aussi ! Il n'y a pas de bon ou de mauvais tirage. Tous les groupes sont difficiles. Il n'y en a pas un qui est plus difficile que l'autre. Il faudra jouer les matches, tout simplement.

Que connaissez-vous de vos adversaires ?

R.D. : On peut en dire beaucoup de choses... ou rien. Aujourd'hui, mon unique préoccupation, c'est la Coupe du monde en Allemagne, c'est le 9 juillet (date de la finale). C'est la Suisse, la Corée et le Togo pour me préoccupent pour l'instant. Depuis que je suis arrivé, je répète qu'il faut gagner chaque match. L'adversaire veut la même chose. Il faut se battre et c'est celui qui est le plus détermine qui ira au bout. Et on va essayer d'aller au bout.

La revanche de la finale de l'Euro 2000 face à l'Italie ne doit pas vous laisser insensible tout de même ?

R.D. : A titre personnel, j'avoue que j'ai un affectif pour l'Italie. Je suis heureux de jouer contre l'Italie. Cela débouche toujours sur des matches intenses. C'est d'autant mieux que cela fait longtemps qu'on n'avait pas rencontré les Italiens. On avait essayé lors des matches amicaux mais on n'avait pas réussi. Cela dit, cela ne présage de rien, et surtout pas du futur classement du groupe. Il n'y a pas de vrais favoris. On retrouve notamment les îles Féroé. On sait comment on a gagné là-bas, et qu'il n'y a rien de simple. C'est bien aussi d'avoir évité le groupe comprenant huit équipes, cela nous évite des déplacements un peu exceptionnels.

Serez-vous à la tête de l'équipe de France en septembre ?

R.D. : (Il rit) Oui, le choix du sélectionneur sera un souci ! Il y a le résultat de la Coupe du monde qui peut avoir des incidences immédiates. C'est évident. Lorsque l'on termine une compétition et que l'on en attaque une autre aussi vite, ça peut être un problème. Il y aura aussi des échéances pour de nombreux joueurs qui, après une Coupe du monde, risquent de souffler un peu. On aura peu de temps mais il faudrait discuter à ce moment là et juger de ce qui va se passer après.

Dans ce contexte, comment allez-vous préparer l'Euro 2008 ?

R.D. : Même si c'est aujourd'hui la Coupe du monde qui nous occupe, on peut déjà commencer à regarder nos futurs adversaires. La Direction technique nationale (DTN) sera là pour ça. Et puis, qui sait, on croisera peut-être la route de l'Ukraine à la Coupe du monde. Sinon, je vais participer attentivement à l'élaboration du calendrier puisque nous avons des impératifs de calendrier, avec la tenue de la Coupe du monde de rugby en 2007 en France, avant toute considération sportive.

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